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L’alimentation : une éventuelle voie de contamination ?

mercredi 11 septembre 2019, par Tradetnet

La Fièvre Q chez l’homme par contamination d’origine alimentaire par le lait n’a jamais été mise en évidence. L’ANSES (ex AFSSA), dans un rapport de décembre 2004, estime que le risque de contamination présenté par le lait et les produits dérivés de petits ruminants infectés par Coxiella burnetii a été évalué "nul à négligeable" pour une population normale et "négligeable" pour une population présentant des facteurs aggravants (femmes enceintes, patients souffrants de valvulopathie cardiaque ou immunodéprimés).

Par ailleurs, "pour les bactéries excrétées dans le lait (...), Coxiella burnetii, (...) chez les petits ruminants), la collecte effectuée sur des animaux ne présentant aucun signe clinique permet de limiter fortement le risque lié à la consommation de lait cru ou de crème crue" (avis ANSES, 25 juillet 2008).

Les autorités françaises ont estimé que le traitement thermique du lait destiné à la production de fromages au lait cru n’était pas nécessaire, le risque majeur étant lié à la transmission de la bactérie par aérosols ou par contact (Note de service du 20 juin 2007 relative à la gestion du lait et des produits laitiers dans les élevages contaminés en Fièvre Q en France).

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