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Qu’en dit l’Europe

mercredi 11 septembre 2019, par Tradetnet

Octobre 2005

Il importe que les mesures communautaires de lutte contre l’influenza aviaire assurent la protection de la santé animale et contribuent au développement du secteur de la volaille.

Après l’apparition de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène causée par le sous-type H5N1 du virus de l’influenza A, qui se sont déclarés pour la première fois en décembre 2003 en Asie du Sud-Est, la Commission a adopté plusieurs décisions visant à prévenir l’introduction de cette maladie dans la Communauté par les pays atteints. Ces décisions disposaient que les importations dans la Communauté de volailles vivantes, d’autres oiseaux vivants, de viandes de volaille et de certains autres produits issus de volailles, de viandes et de produits à base de viandes de gibier à plumes d’élevage et de gibier à plumes sauvage, de trophées de chasse d’oiseaux, d’œufs et d’ovoproduits en provenance des pays concernés étaient interdites, à de rares exceptions.

Les mesures concernant les importations de produits d’origine animale destinés à la consommation personnelle s’appliquent incontestablement aux viandes et aux produits à base de viandes de gibier à plumes sauvage et de gibier à plumes d’élevage.

Tous les États membres doivent, à tous les points d’entrée dans la Communauté désignés, appeler l’attention des voyageurs sur les dispositions établies. Il importe que les États membres informent en particulier les passagers en provenance de pays atteints par l’influenza aviaire. Ces informations sont affichées sur des panneaux placés à des endroits parfaitement visibles. Les opérateurs de transports internationaux de passagers attirent l’attention de tous les passagers qu’ils transportent vers la Communauté sur les conditions zoosanitaires applicables aux importations de produits d’origine animale dans la Communauté.

Afin de prévenir la propagation du sous-type H5N1 du virus de l’influenza A par les oiseaux sauvages et en particulier les oiseaux migrateurs, la Commission a également adopté les décisions 2005/731/CE [4], 2005/732/CE [5] et 2005/726/CE [6] prévoyant une surveillance accrue de l’influenza aviaire chez les volailles domestiques et chez les oiseaux sauvages.

Les conditions générales nécessaires au maintien d’un degré élevé de préparation à la maladie, et notamment à la mise en œuvre d’une surveillance vétérinaire et de mesures de biosécurité, sont établies.

La présence de l’influenza aviaire hautement pathogène causée par le sous-type H5N1 du virus de l’influenza A a été confirmée récemment en Turquie. Certains indices et des données issues de l’épidémiologie moléculaire laissent sérieusement présumer que le virus de l’influenza aviaire en provenance d’Asie centrale s’est propagé dans ce pays par l’intermédiaire d’oiseaux migrateurs.

La présence de l’influenza aviaire a également été confirmée en Roumanie, dans une petite exploitation avicole située dans une zone à forte densité d’oiseaux migrateurs.

Afin de réduire le risque d’introduction de l’influenza aviaire hautement pathogène causée par le sous-type H5N1 du virus de l’influenza A par l’intermédiaire d’oiseaux migrateurs dans les exploitations avicoles et dans les autres installations destinées à l’élevage d’oiseaux, il convient de renforcer les mesures communautaires en vigueur.

Facteurs de risque d’introduction du virus chez les volailles

  • Situation de l’exploitation par rapport aux itinéraires de migration des oiseaux, et notamment des oiseaux en provenance des zones d’Asie centrale et orientale, de la mer Caspienne et de la mer Noire ;
  • Distance entre l’exploitation et les zones humides, les étangs, les marais, les lacs ou les rivières où les oiseaux migrateurs aquatiques sont susceptibles de se regrouper ;
  • Situation des exploitations avicoles dans les zones à forte densité d’oiseaux migrateurs, et en particulier d’oiseaux aquatiques ;
  • Volailles ou autres oiseaux captifs détenus dans des exploitations en plein air ou toute autre installation dans lesquelles il n’est pas possible de garantir l’absence de contact entre les oiseaux sauvages et les volailles ou autres oiseaux captifs.

Facteurs de risque supplémentaires de propagation du virus au sein d’une exploitation et d’une exploitation à l’autre

  • Situation de l’exploitation avicole dans les zones d’élevage avicole à forte densité ;
  • Intensité des mouvements de volailles et autres oiseaux captifs, des déplacements de véhicules et de personnes au sein d’une exploitation et d’une exploitation à l’autre et des autres contacts directs et indirects entre les exploitations.

ANNEXE II

Critères à prendre en considération en ce qui concerne les exploitations avicoles commerciales lors de la mise en œuvre de la mesure énoncée à l’article 2

  • Baisse supérieure à 20 % de la consommation d’eau et d’aliments,
  • Baisse supérieure à 5 % de la production d’œufs pendant plus de deux jours,
  • Taux de mortalité supérieur à 3 % au cours d’une semaine,
  • Signes cliniques ou lésions post-mortem révélateurs de l’influenza aviaire.

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